Marché et tendances

Génération Z : elle vient en salle pour les autres

On les croit dans leur bulle, écouteurs vissés. Pourtant la génération Z est la plus nombreuse à s'inscrire en salle, et beaucoup restent pour la communauté. Ce qu'elle attend d'un club, et pourquoi c'est une bonne nouvelle pour le cours collectif.

Jeunes pratiquants qui sourient en faisant des squats ensemble en cours collectif

L’essentiel

  • La moitié des nouveaux abonnés en France ont moins de 30 ans.
  • La génération Z s'entraîne beaucoup, souvent seule, et cherche du lien.
  • Plus d'un tiers des 25 à 39 ans se sentent fréquemment seuls.
  • Le cours collectif peut répondre à ce besoin, avec des formats clairs, une ambiance à montrer et un vrai groupe.

Ils sont déjà dans vos clubs

En France, selon l'Union Sport & Cycle, la moitié des nouveaux abonnés en salle ont moins de 30 ans. Aux États-Unis, la génération Z est celle qui a le plus fort taux d'adhésion à un club, et un éditeur de logiciels qui suit plus de 40 millions de membres attribue près de la moitié des nouvelles inscriptions de 2025 à cette génération.

50 %
des nouveaux abonnés en salle de sport en France ont moins de 30 ans
Union Sport & Cycle, cité par L'Express Franchise, novembre 2025

Leurs pratiques ont aussi évolué. La musculation a pris une place centrale, chez les jeunes femmes comme chez les jeunes hommes. L'enquête annuelle de Strava montre que la génération Z est deux fois plus susceptible que la génération X de citer la musculation comme sport principal.

Ce qu'ils cherchent vraiment

Si la forme physique reste la motivation affichée, les études sur cette génération font ressortir un besoin qu'on aurait tort d'ignorer : le lien avec les autres.

  • Selon la Fondation de France, 35 % des 25 à 39 ans se sentent fréquemment seuls, contre 16 % des 60 à 69 ans. La solitude n'est plus d'abord une affaire de personnes âgées.
  • Dans l'enquête de Strava, 39 % des jeunes de la génération Z disent faire du sport pour rencontrer des gens qui partagent leurs centres d'intérêt.
  • Près de la moitié des membres de cette génération citent la communauté comme raison de rester dans leur club, selon les données d'ABC Fitness.

Le paradoxe est là : une génération hyperconnectée, qui s'entraîne souvent avec un tutoriel sur son téléphone, et qui cherche en même temps des lieux réels où retrouver des visages connus. Le baromètre national des pratiques sportives le confirme d'une autre façon : la pratique guidée par une application ou un tutoriel progresse, mais un pratiquant sur deux s'entraîne seul.

Pourquoi le cours collectif a une carte à jouer

Sur un plateau de musculation, on peut passer un an sans parler à personne. Dans un cours collectif, on retrouve chaque semaine les mêmes têtes, un coach qui connaît votre prénom, un groupe qui remarque votre absence. C'est exactement ce que cherche une partie de cette génération.

Encore faut-il que le cours lui ressemble. Trois points comptent particulièrement.

Des formats qui ont un objectif clair

Cette génération sait ce qu'elle veut travailler. Un cours dont le nom dit l'objectif (le haut du corps, les fessiers, la mobilité) se choisit plus facilement qu'un intitulé vague. La force a sa place dans un cours collectif, et c'est souvent une porte d'entrée vers le groupe pour ceux qui fréquentent d'abord le plateau.

Une ambiance qu'on a envie de montrer

Musique, lumière, énergie du coach : la génération Z partage ce qu'elle vit. Un cours qui donne envie d'être pris en photo est un cours qui recrute sans publicité. Pensez à demander l'accord des participants et à leur donner l'occasion : une photo de groupe à la fin, un mur ou un coin pensé pour ça.

Un groupe qui se forme vraiment

Le lien ne naît pas tout seul. Il faut un créneau régulier, un coach qui présente les gens entre eux, des moments où l'on parle avant et après. Un défi de groupe, un cycle avec un objectif commun, une séance spéciale de temps en temps : ce sont les occasions qui transforment des inconnus en habitués.

Notre avis

On dit que les jeunes ne veulent plus de cours collectifs. Les chiffres disent qu'ils veulent les deux.

  • Progresser sur leur objectif, comme avec leur programme.
  • Ne pas le faire seuls : le cours qui marche auprès d'eux laisse une vraie place au coach, à sa personnalité, à l'interaction.
  • Ce qu'aucune application ne donne : plus d'humain, plus d'interaction, plus de liberté.
Partager sur LinkedIn

Trois actions concrètes pour attirer et garder les moins de 30 ans

  1. Proposez un cours de force en groupe à un horaire où les jeunes sont au club, en début de soirée. C'est une passerelle naturelle entre le plateau et la salle de cours.
  2. Mettez vos coachs en avant sur les réseaux que cette génération utilise. Ils suivent des personnes avant de suivre des marques.
  3. Créez des rendez-vous de groupe : un défi mensuel, une séance en musique live, un cycle avec un test final. Des occasions de venir à plusieurs et de revenir.

Questions fréquentes

Les jeunes s'intéressent-ils encore aux cours collectifs ?

Oui, à condition que les formats leur parlent : un objectif clair, une ambiance soignée et un groupe qui se forme vraiment. Une partie importante de cette génération dit chercher la communauté autant que la performance.

Comment attirer la génération Z dans un club de sport ?

Proposez des formats de force et des objectifs lisibles, montrez vos coachs et vos groupes sur les réseaux sociaux, et créez des rendez-vous collectifs réguliers. La communauté est souvent ce qui les fait rester.

La solitude touche-t-elle vraiment les jeunes adultes ?

Selon la Fondation de France, 35 % des 25 à 39 ans se sentent fréquemment seuls, soit plus du double des 60 à 69 ans. Le sport en groupe fait partie des réponses possibles.

Deux pratiquantes en tenue de sport sur fond noir
Passer à l’action

Faites venir les moins de 30 ans en cours.

Ils sont sur le plateau et pas en cours ? Testez un format de force en groupe : Upper Shape, Booty Shape et ATHLETYX sont pensés pour eux.

7 jours pour essayer. Zéro engagement.
Romain Prevedello
Romain Prevedello
CEO et cofondateur d'Aleop

20 ans à former des coachs et à développer des solutions fitness pour les clubs.

Sources